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Perversion narcissique et incapacité à s'attacher : retrouver la sécurité du lien

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Perversion narcissique et incapacité à s'attacher : retrouver la sécurité du lien
Etre attaché à une personne tout en ressentant un sentiment d'insécurité et de non existence est souvent le vécu des victimes de pervers narcissiques, car ils refusent l'attachement véritable. Voici des pistes pour retrouver sa liberté et son identité.

A. Une phobie de l'attachement

Le profil pervers narcissique, homme ou femme, ne crée pas d'attachement véritable, par peur inconsciente d'être anéanti en cas de rapprochement. Sa phobie de l'intimité, de l'amour de toute relation humaine, prend racine dans l'enfance, marquée une non-reconnaissance de son existence, un abus narcissique (ex. faire valoir), l'incestuel ou l'inceste (absence de limites ou passage à l'acte sexuel). Son système familial a transmis cette phobie de l'attachement suite à des traumatismes transgénérationnels, comme par exemple, une faillite, une exclusion sociale, une immigration mal vécue, un enfant mort-né, un enfant issu d'une rapport extra-conjugal. Le secret de famille protège de ce genre de traumatisme. Le déni qui l'accompagne rend les relations d'attachement sécure impossibles : Pas de dialogue authentique, de reconnaissance des émotions, des besoins, des limites de la personne. Ceci peut se manifester dans la famille, le couple ou une communauté. Comprendre les blessures d'enfance de ce sujet ne justifie pas ses violences, sa manipulation malveillante et son contrôle coercitif.

L'individu au profil pervers narcissique se protège de la souffrance du passé en faisant souffrir et anéantit sa proie pour ne pas être anéanti. Il utilise les failles de la victime pour atteindre son but. Il met la pression continuellement par des exigences sans limites, une correction constante du langage et du comportement, une imposition de son rythme sans considération pour l'autre. Il exige que la victime renonce petit à petit à sa propre réalité, l'expérience intérieure des émotions, sensations, pensées, besoins et limites propres. Il vampirise ainsi son énergie et utilise les différents types de violence, la manipulation malveillante pour y arriver. Cela commence par de petites choses, comme l'imposition du lieu de vie, d'avoir ou non des enfants, jusqu'à l'enfermement complet : une prison extérieure et intérieure où la victime n'a plus aucun droit.

B. Le contrôle coercitif du pervers narcissique

Cette phobie de l'attachement, de l'intimité pousse l'individu pervers narcissique à détruire toute forme de lien par des violences répétées et de plus en plus intenses avec le temps. C'est un harcèlement moral quotidien à travers une stratégie continue et récurrente comportements visant à dominer, contrôler, réprimer et soumettre.

Ce contrôle coercitif se traduit par la violence psychologique (ex. isolement, infantilisation/parentification, surveillance, intimidation, imposition des choix et déni de l'autonomie, ...etc), la violence verbale (dénigrement, culpabilisation, menace, chantage, insulte, ...etc), la violence physique (coups, serrer les poignets, prendre à la gorge, casser des objets, s'en prendre aux enfants dans le couple, ou aux animaux de la famille), la violence sexuelle (attouchements, inceste, viol conjugal), la violence économique (contrôle des comptes, des extraits bancaires, interdiction de posséder une carte bancaire, de faire certaines dépenses, ...etc), représailles économiques après la séparation par des procédures judiciaires à répétition visant à mettre la victime sur la paille.

La manipulation malveillante se traduit par des messages flous, des mensonges constants, de la désinformation, des messages contradictoires, une réécriture de l'histoire, une mise en doute des perceptions). Elle alterne des moments de séduction de plus en plus rares avec le temps (cadeaux, flatterie, attention ponctuelle intéressée, ...etc) avec des moments de destruction. Elle apparaît aussi par l'instrumentalisation des enfants après la séparation (enfants utilisés comme espions, maltraités pour nuire à l'autre parent). Cela commence déjà pendant la relation d'emprise.

C. Quelles issues trouver au contrôle coercitif ?

Sortir de l'emprise suppose de reconnecter sa réalité intérieure grâce au soutien de relations secourables, d'un attachement sécurisant permettant la reconnaissance de ses ressentis, émotions, besoins et limites. La protection offerte permet de sortir de la dissociation traumatique causée par les violences répétées : réhabituer son corps, en faire l'expérience dans un état de sécurité. La reconnexion aux ressources d'apaisement. La sécurité ne se limite pas à ressentir l'apaisement. Elle permet de ressentir à nouveau pour faire émerger progressivement l'émotion de colère, dosée et habitée grâce au soutien extérieur. Elle est l'énergie nécessaire pour se différencier, pouvoir à nouveau poser ses limites, respecter ses besoins, se protéger. Retrouver un attachement suffisamment sécure reconstruit le lien avec soi et permet d'enter en relation sans devoir renoncer à sa liberté, à sa propre réalité intérieure. L'approche somatique basée sur la théorie polyvagale, le dialogue avec les états du moi en survie, l'emdr peuvent aider à retrouver le chemin de la sécurité intérieure et de la liberté.

Pour en savoir plus, vous pouvez lire "Faire face aux pervers narcissiques", éd. Ellipses, col. Faire face, juin 2026.

D. Contact

Christine Calonne et son équipe peuvent vous aider à rétablir votre identité et trouver les ressources nécessaire pour vous reconstruire+32 42 90 58 14 en visioconférence, à Namur ou à Aywaille en Belgique.