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Enfant d'un parent pervers narcissique ?

Le 13 août 2015
se libérer des séquelles d'une relation à un parent pervers narcissique
Psychologue spécialisée dans le domaine de la manipulation, je reçois à Liège et à Namur, mais j'accueille également les personnes venant d'autres régions, Huy, Waremme, Charleroi, Bruxelles, Mons, Wavre ... Je fais aussi des entretiens sur skype (voir formulaire de contact).
L'enfant d'un parent pervers narcissique peut souffrir d'une solitude très profonde accompagnée de tristesse et de culpabilité, du fait d'avoir été considéré comme un objet, un faire valoir, d'avoir vécu des violences psychologiques ou physiques, ou du fait d'avoir été inexistent pour l'autre, annihilé dans son identité, plongé dans un gouffre, un vide existentiel sans fond, pas encouragé, dévalorisé, culpabilisé, ... Ce sentiment de solitude l'a peut-être amené à chercher l'amour du parent pervers narcissique en vain. Il a peut-être tenté d'être parfait pour obtenir l'amour ou au contraire, il a tenté de se rendre inexistant, inexpressif, au point de perdre tout élan vital, pour échapper à la violence du parent pervers. Mais, il peut prendre conscience à l'âge adulte qu'un sentiment de détresse, d'effroi, de culpabilité généralisée, de gouffre sans fond l'envahit sans cesse, car il n'a pas pu obtenir malgré son perfectionnisme ou son inexistence, l'amour espéré. Il est resté enfermé dans sa solitude, sa détresse, son effroi, sa culpabilité, son manque de confiance en soi et d'estime de soi pendant des années. Il a peut-être frôlé maintes et maintes fois le burnout à force de perfectionnisme, car il n'a jamais pu se mettre de limites, penser à lui, s'aimer, se faire plaisir, en tentant de plaire au supérieur, au partenaire, au patron, ...
Il est peut-être temps, de prendre conscience que le perfectionnisme, l'effacement de soi, l'altruisme excessif, l'empêche d'être heureux. C'est à lui de devenir un parent aimant pour lui-même :S'aimer en se mettant des limites, s'aimer en écoutant ses désirs, ses émotions, en se faisant plaisir, en se déculpabilisant de ne pas être parfait, en se donnant du temps pour lui, en se donnant des objectifs progressifs en terme de difficulté ou de durée, en exprimant son ressenti, ... C'est à lui aujourd'hui de s'encourager, d'identifier le bon, le beau, le positif en lui, de repérer le positif dans ce qu'il fait plutôt que d'identifier le manque, l'erreur ... C'est à lui d'arrêter de se mettre la pression ... Il peut se libérer des conséquences destructrices de la relation au parent pervers narcissique et commencer à vivre, à s'aimer, à se respecter pour être respecté, ne pas reproduire envers lui-même la violence subie, ne pas se laisser exploiter, mais s'affirmer et poser ses limites pour exister.
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