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"Les enfants de pervers narcissiques", interview radio de Christine Calonne à l'émission radio de Véronique Thyberghien "Questions clés" du 12.1.17 à 10h50

Le 02 janvier 2017
Quelle est la souffrance des enfants de pervers narcissiques ? Quelles sont leurs défenses ? Quels sont leurs symptômes ? Comment les aider et éviter l'identification à l'agresseur ?
Christine Calonne, psychologue spécialisée dans l'aide aux victimes de pervers narcissiques, a le plaisir de vous présenter le jeudi 12.1.17 à 10h50 lors de son interview par Véronique Thyberghien dans "Questions clés" son expérience de l'aide aux enfants victimes de parents pervers narcissiques. Elle l'a résumée dans son dernier livre "Les pervers narcissiques, 100 questions/réponses" paru fin novembre 2016 chez Ellipses éditions. Quelle est la souffrance des enfants de parents pervers narcissiques ? Ces enfants sont victimes de violences psychologiques et/ou physiques de la part du parent pervers narcissique. Ces micro-violences perverses au quotidien créent chez eux un état de stress post-traumatique : Ce stress se traduit par des symptômes physiques et psychologiques tels que cauchemars, attaques de panique, sudation, palpitations, troubles sphinctériens, troubles alimentaires, décrochage scolaire, phobie sociale, retrait dans l'imaginaire, déconnexion de soi pouvant aller jusqu'à la dépersonnalisation, perte de plaisir, de goût de vivre, tentative de suicide, dépression, culpabilité excessive, flashs backs du vécu des violences, ... Ils manifestent le syndrôme de Stockolm qui est la tendance à excuser, défendre l'agresseur par peur de la violence, peur de mourir, ... Ils souffrent d'impuissance apprise, sentiment qu'il n'y a pas d'espoir d'échapper à la violence et que la seule chose à faire, c'est de subir, d'être passif, pas là, absent mentalement, affectivement. Les mécanismes de défenses peuvent être du registre de la fuite, de l'affrontement ou de l'absence. S'il y a affrontement, c'est l'identification à l'agresseur qui risque de s'en suivre quand l'enfant n'a pas d'aide. Lui apprendre un autre modèle que la violence comme mode de communication avec les autres est donc essentiel pour éviter cette évolution. Etre à son écoute, empathique est très important. Etre un parent résilient peut aider aussi l'enfant : Quitter le conjoint agresseur pour montrer à l'enfant que le bonheur existe, que l'amour existe, que l'on peut communiquer autrement, ...
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