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Perversion narcissique et totalitarisme : Comment traverser cette crise ?

Le 24 novembre 2021
Perversion narcissique et totalitarisme : Comment traverser cette crise ?
Perversion narcissique et totalitarisme : Quels points communs ? Quels objectifs ? Comment se protéger durant ces temps de crise ? Voici quelques pistes pour préserver notre humanité, notre dignité, la paix, et la vie en nous malgré tout.

La perversion narcissique n'est pas seulement un type de personnalité pathologique, mais aussi la caractéristique d'un système totalitaire qui s'installe dans le monde d'aujourd'hui sournoisement. Voici quelques points communs : séduction, appropriation du moi et mise sous emprise, harcèlement moral, destruction de l'identité. Comment traverser cette crise ? Voici quelques pistes pour comprendre et agir.

1. La séduction :

Comme dans les mécanismes de la perversion narcissique, le totalitarisme prend d'abord l'apparence de la séduction, comme l'offre de protection ou de sauvetage. Actuellement il s'agit du sauvetage contre le virus covid19.

Le pervers narcissique promet beaucoup de choses et séduit. Mais, il ne tient pas ses promesses. Il crée un problème pour ne pas offrir de solution. Les vaccinés comme les non-vaccinés peuvent être contaminants ou contaminés malgré les mesures prises. Il faut rajouter constamment de nouvelles doses, de nouvelles mesures de "sauvetage", réduisant petit à petit les libertés fondamentales des citoyens.

Le pervers narcissique veut faire croire à des valeurs qu'il n'a pas, des valeurs altruistes, humanistes, alors qu'il n'en a pas. Nous pouvons observer actuellement ce processus en marche dans nos sociétés occidentales à travers la perte progressive de nos libertés et la déshumanisation croissante des individus.

2. L'appropriation de l'identité :

Derrière cette séduction, ces offres de protection, ces belles promesses, apparaît de plus en plus clairement un autre mécanisme, la mise sous emprise de la victime par le pervers narcissique. Celui-ci s'approprie progressivement l'esprit de sa proie en pointant du doigt un élément du monde extérieur identifié comme dangereux afin d'inciter encore davantage à entrer dans l'emprise. Actuellement, des "ennemis" sont pointés du doigt le virus, puis "les complotistes", puis les non-vaccinés, puis ...etc. Le pervers narcissique tente ainsi d'isoler sa proie afin de renforcer sa domination sur son psychisme mis sous terreur, paralysé de peur. Ce sont ses angoisses paranoïaques inconscientes qui le poussent constamment à faire la guerre à quelque chose ou à quelqu'un.

Cet isolement a été possible durant cette crise par la distanciation "sociale", l'obligation du port du masque, la mise en place du confinement qui n'a jamais été prouvé comme efficace lorsqu'une pandémie est installée. Au contraire, les personnes infectées confinées peuvent davantage transmettre le virus à leurs proches. De plus, cet isolement a des effets délétères sur la santé physique et psychique. Actuellement, le CST en Belgique, le pass sanitaire ailleurs continue à isoler les gens et à diviser la population.

Le pervers narcissique crée dans l'esprit de sa victime un état de terreur qui l'empêche de penser et de ressentir. La théorie polyvagale de Porgès explique comment les mécanismes de survie se mettent en place sur le plan biologique et psychologique face à un danger.

Un mécanisme de survie important face à un danger de mort est le figement. L'instillation répétitive de la peur paralyse l'esprit critique, fige le raisonnement logique et le corps. L'annonce quotidienne du nombre de morts à la télévision a terrorisé pendant plus d'un an la population. Elle est entrée en état de sidération. Cela engendre un sentiment d'impuissance, un engourdissement physique et psychique. Beaucoup de personnes ont pris du poids en restant enfermées à la maison, immobilisées par la terreur. Cet état de sidération rend incapable de prendre du recul, d'analyser, d'observer. La victime n'est plus capable d'agir pour s'informer, pour se protéger et pour prendre soin de ses besoins. Cette terreur est insupportable et la victime recourt à des mécanismes de protection archaïques pour survivre : le déni. Nier les faits, nier son ressenti. Elle ne peut croire que la personne qui lui a offert sa protection est en train de détruire son identité.

Elle recourt également à un autre mécanisme de survie, la fuite : s'anesthésier par une dépendance à un produit. le recours aux médicaments, aux drogues, à l'alcool, à des comportements à risques, à une dépendance affective. Ce mécanisme de fuite est actuellement en hausse dans nos sociétés, car le traumatisme que constitue l'exposition quotidienne aux informations terrifiantes des médias, vécue dans l'isolement et avec un sentiment d'impuissance, nécessite de recourir à des fausses protections chez beaucoup de personnes en manque de ressources.

Ou bien, certains adoptent les mécanismes de survie par la lutte, la méfiance, le contrôle, ou par une agressivité contre l'autre ou contre soi. Par exemple, la violence conjugale a augmenté de 30% depuis le confinement.

Le pervers narcissique ne tue pas, mais il pousse l'autre au suicide à petit feu par ces mécanismes de survie. Tout système totalitaire tue à petit feu notre humanité par les mécanismes de survie qui se mettent en place dans la population en état de survie. 

3. Le harcèlement moral :

Durant l'emprise, le pervers narcissique commence à harceler moralement sa proie : menaces, chantages, division de son entourage, délation, discrimination, dénigrement, culpabilisation, minimisation de ses violences, manipulation, désinformation, mensonges, messages paradoxaux, ...etc.

Le totalitarisme divise la population pour mieux régner. Il interdit toute pensée divergente, toute forme de dialogue où s'expriment les différences. C'est pourtant cela qui constitue la richesse de la pensée humaine. Actuellement, il y a des mécanismes d'incitation à la haine qui se mettent en place vis-à-vis des non-vaccinés, par exemple. Les enfants sont culpabilisés s'ils vont voir leurs grands-parents, alors que les aînés peuvent mourir de la solitude. Une juste distance peut les aider à vivre. Les parents ne peuvent plus avoir accès aux activités de loisirs de leurs enfants s'ils ne possèdent pas le pass sanitaire. Ces mécanismes créent des disputes dans les familles, des inégalités sociales, un appauvrissement grandissant de la population. Les employés comme les employeurs sont mis sous pression pour accepter un vaccin, ou opter pour un licenciement, ...etc. Les personnes non-vaccinées sont dénigrées, traitées de criminelles, alors que la contagion est présente aussi bien chez les vaccinés que chez les non-vaccinés. La discrimination concernant l'accès aux restaurants, aux bars, aux évènements renforce l'isolement d'une partie de la population. Elle crée un véritable mal-être chez ceux qui observent ou qui vivent cette exclusion sociale.

Les messages paradoxaux, la désinformation du pervers narcissique ne permet plus à la victime de penser. Son esprit est confus et devient manipulable. La division de la population détruit les liens familiaux, conjugaux, amicaux et les séquelles traumatiques sont graves. L'exclusion d'une partie de la population a des effets graves pour la santé physique et mentale : perte de travail, pertes financières, pertes de liens sociaux, pertes matérielles, stress post-traumatique, dépression, ...etc. 

4. La destruction de l'identité :

Le but commun entre perversion narcissique et totalitarisme est la destruction de l'identité : rendre les victimes semblables à des robots. le harcèlement moral quotidien a pour conséquence un renoncement volontaire à soi-même. Les victimes perdent leur capacité à penser, à ressentir, à éprouver des émotions, à prendre soin de leurs besoins fondamentaux, à vivre en cohérence avec leurs valeurs, à donner un sens à leur vie, à manifester de la compassion, de l'empathie, des relations bienveillantes, dans la coopération, bref à être humaines.

Le totalitarisme efface tout droit à la différence. Il fait disparaître la notion de droit, banalise la violence. La victime finit par ne plus être capable de faire la différence entre le bien et le mal, accepte la perte de tout ses droits fondamentaux. Cette population menacée de perdre son humanité peut servir les desseins des pervers narcissiques, être des dieux, immortels, tout-puissants, régnant sur la terre et sur les cieux, croient-ils. Le pervers narcissique refuse la frustration, la différence, les limites, la mort et la souffrance. Etant lui-même traumatisé par son enfance, il tente à tout prix de lutter contre le réel, les limites de la vie et de son ego surdimensionné.

5. Comment traverser cette crise ?

L'essentiel est de protéger la vie et notre humanité. Ce qui fait notre humanité est notre capacité à aimer, à être en lien avec nous-mêmes et avec les autres. Isolé affectivement ou sensoriellement, un individu s'éteint.

Chacun peut prendre la responsabilité de prendre soin de lui. Il s'agit de prendre conscience de soi, de ce qui est important pour soi, de cette vie qui nous anime et qui nous connecte à la terre, aux animaux et aux autres humains.

Cette force de vie peut nous guider si nous l'écoutons pour aller dans la direction qui nous permet de rester ancrés dans la tempête. Ecouter son ressenti, ses émotions et ses besoins est une force.

Transformer les émotions pénibles est possible en les accueillant avec la respiration profonde, l'ancrage dans le corps et dans la terre.

Trouver des personnes ressources, bienveillantes autour de soi pour s'exprimer et dialoguer est important. Les liens sociaux constructifs sont essentiels pour notre vie, pour notre santé psychique et physique. Nous laisser guider par nos émotions et nos ressentis agréables nous montre le chemin. 

Nous autoriser à reconnaître positivement toutes les parts de nous-mêmes, à nous encourager, à prendre du temps pour nous-mêmes afin de nous ressourcer peut nous donner du courage et de la clairvoyance sur ce qui est bon pour nous. Dialoguer intérieurement avec les parts de soi, la part enfant en soi, celle qui ressent, éprouve des besoins, des émotions, des désirs, des rêves est essentiel pour trouver la force et le courage d'avancer.

Prendre des initiatives pour réaliser ce qui est important pour nous peut nous sortir de la sidération face à la terreur et nous aider à renforcer la confiance nécessaire en nous et en la vie.

Rester en lien avec notre passé, avec l'héritage et la sagesse de nos aînés, méditer sur ce qu'ils nous a appris de positif sur nous-mêmes, sur la vie, nous permet d'aller de l'avant en restant calmes.

Rester bienveillants envers nous-mêmes, accepter nos erreurs, nos remises en questions, nos doutes, nos peurs, les transformer, cela s'apprend.

Réguler nos émotions peut se faire par la valorisation de nos compétences, de nos qualités, de nos actes passés, de nos moments de joie et de paix dans la journée. Créer ces moments de joie et de calme contribue à notre bien-être et nous donne des ressources pour avancer.

Nous pouvons trouver des modèles dans notre famille, nos proches, nos amis, ou des personnages de l'histoire qui ont protégé la vie, l'humain, les droits de l'homme dans le passé.

Nous pouvons recourir à des ressources intellectuelles, lire pour découvrir ces possibilités de préserver notre humanité et nos libertés.

La nature, la relation bienveillante avec notre corps nous maintient en bonne santé physique et mentale si nous l'écoutons. Quels sont ses messages positifs ? La nature, notre corps nous parle. Il sait le mieux ce qui est bon pour nous.

Renforcer le sentiment de sécurité est important pour retrouver la capacité à penser par nous-mêmes : respirer profondément, au grand air, lentement, chanter, rire, danser, marcher, manger sainement et dans le calme, dormir et se reposer suffisamment, nous connecter par nos sens à ce qui nous entoure, à ce qui est est beau, écouter de la musique apaisante, ...etc.

Etre à l'écoute de soi, de notre part lumineuse et belle est le meilleur moyen de protéger notre humanité, notre dignité, notre vie et de redonner un sens à celle-ci pour traverser cette crise. Cette écoute nous aide créer des projets. Ceux-ci donnent du sens à notre vie s'ils sont subjectifs, personnels et épanouissants. Donner du sens à sa vie est essentiel pour traverser le chaos et suivre sa voie. Elle est propre à chacun. Nous sommes des êtres uniques. Il est important de souvent se le rappeler.

6. Contact :

Si ces pistes de réflexion vous interpellent vous pouvez contacter Christine Calonne, psychologue et psychothérapeute, conférencière et écrivaine à Namur et à Liège : + 32 42 90 58 14.

Centre de formation et d’aide
aux victimes de pervers narcissiques